Quels diplômes obtenir avec une VAE ? La liste complète à connaître

Vous accompagnez des enfants, des personnes âgées, des adultes en situation de handicap, parfois depuis des années, sans diplôme officiel. Vous encadrez déjà une équipe en animation ou en sport, mais votre CV reste bloqué

Sophie Martineau

Rédigé par : Marie Clermont

Publié le : 30 avril 2026


Vous accompagnez des enfants, des personnes âgées, des adultes en situation de handicap, parfois depuis des années, sans diplôme officiel. Vous encadrez déjà une équipe en animation ou en sport, mais votre CV reste bloqué au baccalauréat. La Validation des acquis de l’expérience, appelée couramment VAE, permet de transformer ce vécu en diplômes et en certifications reconnues par l’État. La difficulté, souvent, ne vient pas de la motivation, mais d’une question simple : « Concrètement, quel diplôme est accessible avec ma trajectoire ? ».

Ce texte propose une vision structurée de ce que la VAE ouvre comme possibilités, du CAP au master, en passant par les diplômes d’État du social, de la santé, de l’animation et de l’éducation spécialisée. L’objectif est clair : aider à cibler le bon niveau, le bon titre, et comprendre comment cette démarche peut changer la donne sur la reconnaissance professionnelle, la rémunération et les perspectives d’évolution. Les dispositifs nationaux se sont simplifiés avec la plateforme France VAE, mais le choix de la bonne certification reste votre décision. D’où l’intérêt d’un panorama précis, nourri d’exemples concrets et de situations vécues par de nombreux candidats en formation continue ou en reconversion.

En bref

  • La VAE permet d’obtenir un diplôme du CAP au master, ainsi que des diplômes d’État du social, de la santé, de l’animation et du sport.
  • Le choix se fait toujours à partir de vos activités réelles, pas seulement de vos envies.
  • Les niveaux de diplômes accessibles couvrent le CAP, le bac professionnel, le BTS, la licence professionnelle, le master et plusieurs diplômes d’État comme le DEES ou le DEAS.
  • Les grandes familles de certifications accessibles regroupent les métiers de l’accompagnement social, de la petite enfance, du soin, de l’animation et du sport.
  • Le financement peut s’appuyer sur le CPF, France Travail et parfois la Région, en particulier pour les accompagnements à la VAE.

Quels niveaux de diplômes peut-on obtenir avec une VAE, du CAP au master ?

Pour bien comprendre ce qu’offre la validation des acquis, il faut partir de la grille de niveaux. La VAE couvre l’ensemble des certifications professionnelles inscrites au Répertoire national, du niveau 3 (ancien niveau V) au niveau 7 ou 8 selon les cas. Concrètement, cela signifie que l’on peut viser un CAP, un bac pro, un BTS, une licence professionnelle ou un master, mais aussi des diplômes d’État spécifiques.

Un candidat qui a quitté l’école en fin de troisième peut, avec plusieurs années d’expérience en cuisine ou en logistique, prétendre à un CAP. Une salariée qui a obtenu son baccalauréat mais qui travaille depuis quinze ans comme assistante commerciale peut viser un BTS ou une licence. Un cadre qui encadre déjà un service peut parfois aller directement vers un master grâce à la VAE. Dans tous les cas, la logique reste la même : le diplôme doit correspondre à ce que vous faites déjà, avec un niveau de responsabilité proche.

Pour clarifier les choses, un tableau synthétique aide à situer les principaux niveaux visés par la VAE dans le champ social, éducatif et de la formation :

Niveau européen Exemples de diplômes via VAE Public type
Niveau 3 CAP petite enfance, CAP AEPE, CAP cuisine Salariés sans diplôme ou titulaires du brevet avec forte expérience
Niveau 4 Baccalauréat professionnel, BPJEPS animation Professionnels déjà autonomes dans leur poste
Niveau 5 BTS SP3S, DEJEPS, certaines licences courtes Techniciens, encadrants de proximité
Niveau 6 Licence professionnelle, DEES, DEASS Travailleurs sociaux qualifiés, chefs de projets
Niveau 7 Master en management, ingénierie de formation Cadres expérimentés, responsables de service

La bonne nouvelle, c’est que la VAE n’impose pas de reprendre tout un cursus classique. Le dossier et l’entretien avec le jury remplacent les années de scolarité traditionnelle. En revanche, la marche entre chaque niveau reste réelle. Passer d’un simple baccalauréat à un diplôme de niveau licence sans responsables hiérarchiques, sans coordination d’équipe ni projets suivis de A à Z reste très rare en VAE. Dans cette démarche, viser trop haut conduit souvent à une validation partielle et à de la frustration.

Un point mérite d’être souligné avec insistance : le diplôme obtenu par VAE a exactement la même valeur que celui décroché par la voie scolaire ou par apprentissage. Les employeurs ne voient aucune mention « VAE » sur le parchemin. Sur le terrain, cette équivalence a déjà permis à des aides médico-psychologiques d’évoluer vers le métier d’accompagnant éducatif et social ou de préparer ensuite une licence professionnelle en alternance.

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Pour finir sur ce premier volet, gardez en tête que le bon choix de niveau se fait rarement seul. Un entretien avec un conseiller en VAE, au DAVA de Clermont ou dans un Point Conseil VAE de votre région, permet d’ajuster l’ambition au regard des tâches réellement exercées. Cela évite bien des déconvenues au moment de la recevabilité.

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VAE et diplômes du social et de l’éducatif : DEES, moniteur-éducateur, AES, CESF

Dans le champ social et éducatif, la VAE occupe une place centrale. De nombreux établissements fonctionnent avec des salariés expérimentés mais encore non diplômés. Le Diplôme d’État d’éducateur spécialisé (DEES), de niveau licence, en est un bon exemple. Ce titre permet d’intervenir auprès d’enfants, d’adolescents ou d’adultes en difficulté d’insertion, en situation de handicap ou avec des troubles du comportement.

Une professionnelle qui travaille depuis douze ans dans un foyer de jeunes majeurs, embauchée au départ comme surveillante de nuit, peut aujourd’hui assumer l’accompagnement de projets individualisés, la relation avec les partenaires et même la participation aux réunions de synthèse. Pour autant, sans diplôme, son évolution salariale reste bloquée. Une VAE d’éducateur spécialisé lui permet de faire reconnaître ces responsabilités effectives, à condition de les décrire précisément et d’en analyser le sens éducatif.

Le Diplôme d’État de moniteur-éducateur (DEME) constitue un autre jalon important. Ce titre s’adresse souvent à des salariés qui assurent la vie quotidienne dans les foyers, les instituts médico-éducatifs, les maisons d’accueil spécialisées. Ils accompagnent les personnes dans les gestes usuels, participent aux activités, soutiennent le lien avec les familles. La VAE moniteur-éducateur, détaillée sur des sites spécialisés comme cette ressource dédiée, offre un tremplin vers une fonction mieux reconnue et plus lisible sur le marché du travail.

Depuis plusieurs années, le Diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES) remplace les anciens diplômes d’auxiliaire de vie sociale et d’aide médico-psychologique. Beaucoup d’aides à domicile, d’accompagnants d’enfants en situation de handicap à l’école ou de professionnels en foyer sollicitent aujourd’hui une VAE AES. Ce diplôme structure des compétences souvent acquises « sur le tas » : maintien de l’autonomie, soutien à la communication, travail en équipe, repérage des situations à risque. Les informations pratiques sur la VAE AES sont disponibles sur des portails comme ce guide spécialisé, qui détaille les modules et les conditions d’expérience.

Un cran au-dessus, le Diplôme d’État de conseiller en économie sociale familiale (DE CESF), également de niveau licence, vise des professionnels qui interviennent sur la gestion budgétaire, l’alimentation, le logement, la parentalité. Nombre de salariées en centre social ou en association d’aide aux familles exercent déjà ces missions sans le titre. La VAE leur permet de valider cette expertise de la vie quotidienne et d’accéder à des postes de référent, parfois à des fonctions de coordination.

Dans cette famille de diplômes, une conviction se dégage nettement : viser un titre du social ou de l’éducatif par VAE reste très cohérent si l’on exerce déjà auprès des publics concernés depuis plusieurs années. L’enjeu principal n’est pas la théorie, mais la capacité à analyser ce que l’on fait avec les personnes accompagnées, dans le respect de l’éthique et des cadres institutionnels. C’est ce regard réflexif que les jurys recherchent lors de l’entretien.

Les diplômes d’État du soin et de la petite enfance accessibles par la VAE

Le secteur sanitaire et la petite enfance occupent une place particulière dans la VAE. Les besoins en personnel qualifié y sont importants, et les équipes comptent encore beaucoup de contrats non diplômés qui font pourtant tourner les services. L’aide-soignant illustre très bien cette situation. Ce professionnel accompagne l’infirmier dans les soins quotidiens : hygiène, confort, prévention des escarres, observation de l’état clinique, soutien à la communication avec les familles.

Une personne qui a travaillé pendant dix ans comme agent de service hospitalier, mais qui assure déjà une partie de ces tâches, peut déposer un dossier de VAE pour le Diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS). Le processus demande un inventaire précis des situations de soins et un lien constant avec le référentiel, mais il a déjà permis à de nombreuses équipes de faire passer des salariés de « main-d’œuvre » à professionnels reconnus, avec un impact direct sur le salaire et les responsabilités. Les questions de financement, notamment via le CPF et les dispositifs de France Travail, sont détaillées sur des ressources comme le site spécialisé sur la VAE aide-soignante.

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Côté petite enfance, deux diplômes ressortent particulièrement : l’auxiliaire de puériculture et le CAP petite enfance (devenu CAP accompagnant éducatif petite enfance). L’auxiliaire de puériculture réalise des soins d’hygiène, de confort et de prévention auprès des enfants, participe à leur éveil, soutient les parents dans la relation au bébé. Dans les crèches ou les services hospitaliers de néonatologie, nombre de salariées effectuent déjà ces tâches avec un simple CAP ou même sans diplôme qualifiant. La VAE vers le Diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture permet d’aligner leur statut sur leurs missions réelles.

Le CAP petite enfance via VAE, décrit sur des portails comme ce guide dédié, constitue souvent une première marche pour des assistantes maternelles ou des agents en école maternelle. Ce titre valide des compétences centrées sur l’accompagnement des jeunes enfants, le respect des consignes de sécurité et la collaboration avec l’enseignant ou l’équipe de crèche. Une fois ce CAP obtenu, certaines candidates poursuivent ensuite en formation continue pour aller vers un diplôme de niveau supérieur, parfois jusqu’à l’éducateur de jeunes enfants.

Dans le domaine du soin, un constat revient régulièrement chez les jurys VAE : les candidats qui réussissent sont ceux qui acceptent de regarder leur pratique avec lucidité, y compris quand elle n’était pas idéale au départ. Raconter une situation où un soin s’est mal passé, expliquer comment l’équipe a réagi, ce que cela a changé dans la façon de travailler, voilà ce qui donne du poids au dossier. La VAE ne cherche pas des parcours parfaits, mais une professionnalité en construction et une capacité à apprendre de l’expérience.

Pour résumer ce volet santé et petite enfance, la VAE ouvre des possibilités très concrètes, mais demande un investissement personnel lourd, souvent de plusieurs mois. Les aides soignantes ou les auxiliaires de puériculture qui obtiennent leur diplôme par ce biais témoignent fréquemment d’un gain de confiance comparable à celui d’un retour réussi à l’école. La différence, ici, est que c’est l’expérience de terrain qui devient la matière principale de ce « retour ».

Animation, sport, jeunesse : BPJEPS, DEJEPS et autres certifications éligibles à la VAE

Le champ de l’animation socioculturelle et du sport s’est lui aussi largement ouvert à la validation des acquis. Le BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport), de niveau 4, vise les animateurs et éducateurs sportifs qui encadrent déjà des groupes depuis plusieurs années. Il existe des dizaines de spécialités, qu’elles concernent les activités physiques, l’animation sociale ou l’encadrement des loisirs tout public.

Imaginons un animateur en centre social à Clermont qui, depuis huit ans, programme des ateliers, encadre des séjours de vacances, gère les inscriptions, participe aux projets de quartier. Son contrat mentionne seulement « animateur », sans précision de qualification. Avec la VAE, il peut viser un BPJEPS animation sociale ou loisirs tous publics, selon la coloration de ses missions. La difficulté ne se situe pas sur la technique d’animation en elle-même, mais sur la capacité à montrer comment ses actions s’inscrivent dans un projet éducatif plus large.

Un cran plus haut, le DEJEPS (Diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport), de niveau 5, s’adresse aux coordinateurs, responsables de projets, directeurs adjoints de structures d’accueil. Ce diplôme comprend deux spécialités, chacune avec de nombreuses mentions. La VAE pour le DEJEPS convient plutôt aux professionnels qui assurent déjà un pilotage de projet, encadrent une équipe, gèrent un budget ou construisent des partenariats. Ici, la frontière avec certains diplômes de licence professionnelle peut parfois se discuter, en particulier pour ceux qui interviennent sur la formation de bénévoles ou de salariés.

Les métiers du sport ne sont pas en reste. De nombreux éducateurs sportifs de clubs, parfois embauchés au départ sur des fonctions techniques, se retrouvent vite à organiser des stages, suivre des jeunes en compétition, gérer la relation avec les parents et les collectivités. Selon la spécialité, une VAE vers un BPJEPS ou un DEJEPS d’éducateur sportif peut alors sécuriser leur statut, notamment face aux obligations légales d’encadrement.

Dans ces domaines, une recommandation se dégage nettement : prendre le temps d’analyser la part de responsabilité réelle, au-delà de l’intitulé du poste. Un animateur saisonnier, qui change de structure chaque été et reste cantonné à la mise en œuvre d’activités conçues par d’autres, aura plus de mal à justifier une VAE DEJEPS. À l’inverse, un coordinateur de réseau associatif sans aucun diplôme formel peut très bien atteindre ce niveau s’il documente sérieusement ses missions.

On note aussi que la VAE en animation et sport s’articule parfois avec des formations complémentaires courtes, financées par le CPF ou par la Région, pour combler quelques écarts techniques. Cela ne remet pas en cause la VAE, mais vient la renforcer. Au passage, cette hybridation VAE/formation continue constitue souvent une manière intelligente de sécuriser des emplois associatifs parfois fragiles.

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Comment choisir le bon diplôme VAE et utiliser les ressources disponibles

Face à la diversité des diplômes et des certifications accessibles par la VAE, une méthode s’impose pour ne pas s’y perdre. Partir uniquement de ses envies (« devenir éducateur spécialisé », « obtenir un master ») sans confronter ces souhaits à la réalité des tâches exercées conduit à des échecs évitables. Le choix du diplôme doit s’ancrer dans une analyse rigoureuse de trois éléments : les missions réelles, le niveau de responsabilité, et le projet professionnel à moyen terme.

Une démarche efficace consiste à lister, sur une semaine type, tout ce qui est fait au travail : préparation, accompagnement, réunions, écrits, coordination, liens avec les partenaires. Ensuite, il s’agit de comparer cette réalité aux référentiels des diplômes envisagés. Des sites spécialisés comme cette page de synthèse sur les diplômes et certifications accessibles en VAE ou les fiches officielles des ministères donnent des indications précieuses sur les activités et compétences attendues à chaque niveau.

Pour donner un exemple concret, une agente de service en EHPAD qui assure surtout l’entretien des locaux mais participe ponctuellement aux repas thérapeutiques n’aura pas assez de matière pour un Diplôme d’État d’aide-soignant. En revanche, si elle réalise quotidiennement des toilettes, participe aux transmissions écrites, repère les changements d’état des résidents et collabore avec les infirmiers, la VAE DEAS devient cohérente. Cette nuance, les jurys y sont très sensibles.

Les ressources d’accompagnement jouent un rôle clé dans ce choix. Les DAVA (Dispositifs académiques de validation des acquis), la plateforme France VAE ou les Points Conseil VAE régionaux proposent des entretiens gratuits pour affiner le projet. Ils aident à éviter les « sauts de niveau » trop ambitieux, qui aboutissent souvent à des validations partielles. Soyons clairs : viser un master en management sans jamais avoir encadré une équipe ou piloté un projet de manière autonome n’a quasiment aucune chance d’aboutir positivement.

Pour structurer la réflexion, une liste de vérification simple peut servir de fil rouge avant de déposer un dossier :

  • Le diplôme visé correspond-il à des missions réellement exercées au quotidien, et pas seulement à des tâches observées chez les collègues ?
  • Le niveau du diplôme (CAP, baccalauréat, BTS, licence, master) est-il cohérent avec le degré de responsabilité actuel (autonomie, encadrement, gestion de projet) ?
  • Le titre choisi s’inscrit-il dans un projet concret de mobilité interne, de reconversion ou d’accès à un concours ?
  • Les conditions d’expérience exigées (généralement 1 an minimum à temps plein) sont-elles remplies dans le domaine du diplôme ?

Enfin, les guides pratiques consacrés à la VAE, comme ceux qui expliquent comment mener sa VAE étape par étape ou comment rédiger le livret 2, constituent un soutien précieux. Ils ne remplacent pas le travail personnel, mais offrent une colonne vertébrale. Les candidats qui prennent le temps de se documenter dès le départ, plutôt que de se lancer en solitaire, gagnent souvent plusieurs mois dans leur cheminement.

Au bout du compte, choisir le bon diplôme VAE revient à accepter un principe simple : mieux vaut une certification très adaptée, quitte à envisager une poursuite en formation continue plus tard, qu’un titre trop élevé obtenu partiellement et difficile à compléter. La VAE n’est pas une course au plus grand niveau, mais un levier pour aligner statut, compétences et projet de vie professionnelle.

Combien d’années d’expérience faut-il pour déposer une VAE ?

La règle générale impose au minimum 1 an d’expérience, en équivalent temps plein, dans des activités en lien direct avec le diplôme visé. Dans les faits, la plupart des candidats présentent plutôt 3 à 10 ans de pratique, ce qui donne davantage de situations à analyser dans le livret 2 et rassure le jury sur la stabilité de la trajectoire professionnelle.

Peut-on obtenir un diplôme complet en une seule VAE ?

Oui, de nombreux candidats valident l’intégralité de leur diplôme en une seule fois, surtout pour les titres de niveau CAP, bac ou BTS. Pour les diplômes de niveau licence ou master, les jurys prononcent parfois une validation partielle avec des modules à compléter en formation ou en stage. Cela reste néanmoins une avancée importante en termes de reconnaissance professionnelle.

La VAE est-elle compatible avec un emploi à temps plein ?

C’est possible, mais cela demande une organisation rigoureuse. La rédaction du livret 2 et la préparation de l’oral se font en dehors du temps de travail, sauf accord spécifique avec l’employeur. Beaucoup de candidats étalent leur démarche sur 8 à 12 mois et utilisent leur CPF pour financer un accompagnement, ce qui limite la charge mentale.

Que se passe-t-il en cas de validation partielle du diplôme ?

Le jury précise les blocs de compétences validés et ceux qui restent à acquérir. Le candidat dispose alors d’un délai, souvent de 5 ans, pour compléter son diplôme via des modules de formation, des stages ou une nouvelle VAE ciblée sur les blocs manquants. Cette situation est fréquente pour les diplômes d’État du social et du soin.

La VAE est-elle payante et comment la financer ?

L’étude de recevabilité est généralement gratuite, mais l’accompagnement méthodologique peut être payant. Le Compte personnel de formation (CPF), France Travail pour les demandeurs d’emploi et parfois la Région prennent en charge tout ou partie de ces frais. Il est utile de monter un dossier de financement dès la décision de se lancer pour ne pas freiner la démarche.

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